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TĂ©moignage de Georges Paul Anton

🙏🙏🙏TĂ©moignage de George-Paul

IL ETAIT MIDI

Ce tĂ©moignage est un vĂ©ritable conte merveilleux pour celui que le Seigneur a placĂ© sur ma route. Cette histoire m’est arrivĂ©e en 1984 Ă  Nice, ville oĂč j’étais installĂ© en entreprise individuelle.

J’avais rendez-vous avec la SociĂ©tĂ© PEBEO, Ă  Marseille, au sujet de nos affaires en cours et je dĂ©cidais, ce jour lĂ , de partir vers 13h par l’autoroute.

Bien avant de m’engager sur la bretelle de l’autoroute, je parlais avec JĂ©sus tout en conduisant et je Lui proposais de m’utiliser afin que je puisse apporter un service ou un tĂ©moignage ou bien, mĂȘme, avoir la possibilitĂ© d’intercĂ©der sur la route, selon que je serais conduis par son Esprit.

ArrivĂ© sur la bretelle d’accĂšs Nice Est, je remarquais un homme assis sur le bas cĂŽtĂ©, un sac entre ses jambes, qui semblait Ă©crire sur un genre de carnet. TrĂšs distinctement, le Seigneur me dit : ArrĂȘtes-toi et prends-le avec toi !

Certains diront que je suis prĂ©somptueux de dire, pratiquement Ă  chacun de mes tĂ©moignages, que j’ai entendu le Seigneur me dire quelque chose ! Je soulignerais simplement que j’apporte toujours la preuve, dans la suite de mes rĂ©cits, que ce n’était pas mon imagination qui me jouait des tours. En effet, chacune de ces “aventures” exceptionnelles ont toujours trouvĂ© des issues aussi heureuses qu’étonnantes par le seul fait que j’aie obĂ©i Ă  cette voix qui me parlait en faisant Ă©cho Ă  mes priĂšres.

Je dĂ©cidais donc de croire cette voix qui me disait de prendre cet homme qui, visiblement, ne demandait rien ! Il ne faisait pas d’auto stop mais son sac de sport (ou de voyage), laissait prĂ©sager qu’il Ă©tait sur la bretelle de l’autoroute pour voyager.

Je m’arrĂȘtais devant lui sans stopper le moteur et, ouvrant la vitre du cĂŽtĂ© passager, par un bref coup de Klaxon, j’attirais son attention de mon cĂŽtĂ©. Il ne daigna mĂȘme pas m’adresser un seul mot, pourtant je lui fit cette demande : OĂč allez-vous ? Il me rĂ©pondit : Nul part ! Et vous ? Jusqu’à Marseille ! Lui rĂ©pondis-je.

Il parut indĂ©cis et, aprĂšs un moment d’hĂ©sitation, rangea son carnet dans son sac, se leva, se dirigea vers ma portiĂšre et me dit : Pourquoi pas ! Et il s’installa dans la voiture d’une maniĂšre nonchalante.

Les premiers moments Ă©taient lourds de silence et je n’osais pas Ă©couter mes cassettes de cantiques, ne connaissant pas mon passager. Il devait avoir 22ans, habillĂ© d’un style dĂ©contractĂ©, propre et s’exprimant de façon correcte.

Au fur et Ă  mesure que je roulais, une chose Ă©trange se dĂ©roulait dans ma tĂȘte. D’abord, ce fut une impression de “voir la vie” de ce garçon, comme si je le connaissais depuis longtemps. J’avais la connaissance d’un Ă©vĂšnement trĂšs grave qui lui arrivait en ce moment et je voulais le lui dire. Pourtant, je n’avais pas l’absolue certitude que ce que je ressentais avec une telle intensitĂ© vienne de l’Esprit de Dieu et je ne souhaitais pas passer pour un idiot. Alors, au sein de ce dilemme intĂ©rieur, je me dis : Je vais rapporter ce que j’ai Ă  lui dire en lui parlant de mon passĂ©, ainsi, si je me trompe, il ne s’en rendra mĂȘme pas compte.

Je lui racontais alors comment, Ă©tant jeune, j’étais descendu de Paris avec une bande de copains pour tenter ma chance en communautĂ© Ă  Nice. Je lui confiais que, trĂšs vite, nos rapports s’étaient dĂ©tĂ©riorĂ©s. Les finances nous faisaient cruellement dĂ©faut, le travail en dehors de la saison touristique Ă©tait difficile Ă  trouver et puis, la trahison s’en est mĂȘlĂ©. RĂ©sultat ! Nous nous sommes sĂ©parĂ©s et j’ai bien failli finir clochard Ă  voler du lait sur les pas de porte, mendiant du pain au boulanger, au point d’en finir avec la vie mĂȘme.

StupĂ©fait, il se tourna vers moi et me dit trĂšs fort : Tu es un ange ! Ou alors un voyant ! Alors lĂ , je pensais en moi-mĂȘme : Bien jouĂ© Seigneur, on est sur la bonne voie ! Je certifiais Ă  mon jeune passager que je n’étais ni l’un ni l’autre, mais que, s’il le dĂ©sirait, j’étais en mesure de lui expliquer pourquoi je lui parlais de cela. Alors, il se prĂ©senta. James Ă©tait son prĂ©nom. Il venait de Mantes la jolie et, effectivement, tout ce que je lui avais dit de mon passĂ© correspondait Ă  ce qu’il vivait. Il se proposa de me lire ce qu’il Ă©crivait sur son calepin lorsque je l’ai accostĂ© en voiture et sortit calmement son carnet, l’ouvrit, et me lu Ă  haute voix ce qu’il venait d’écrire.

” Oh, Esprit ! Ou Dieu ! Qui que tu sois, sache que je veux en finir avec cette vie, j’ai pris la dĂ©cision de me jeter sous les roues du premier camion qui passera devant moi, je ne sais pas pourquoi je t’écris ça mais j’ose croire que tu existes lĂ -haut, quelque part, et que tu serais capable de m’envoyer un signe ou un ange, pour m’arrĂȘter ! ”

A cet instant, nous avons eu les larmes aux yeux, tous les deux. Je lui posais une main affectueuse sur l’épaule et je lui dis : Tu as trouvĂ© ta rĂ©ponse, je vais te parler de Lui ! Durant une heure de route, nous avons discutĂ© de Dieu, de JĂ©sus, de nos vies.

ArrivĂ© Ă  l’entrĂ©e de Marseille, logiquement je devais le dĂ©poser au pĂ©age pour qu’il continue sa route mais, lĂ  encore, le Seigneur me mit Ă  cƓur de le garder avec moi. Je lui dis donc : Je sais maintenant que Dieu t’a empĂȘchĂ© de te suicider et je crois que nous devons rester encore un peu ensemble. Je le dĂ©posais devant un cafĂ©, juste avant mon lieu de rendez-vous. Je lui laissais de l’argent pour se restaurer et lui donnais rendez-vous en fin d’aprĂšs-midi. Il descendit de la voiture laissant ses affaires et quand je lui signalais qu’il oubliait son sac, il me rĂ©pondit avec le sourire : Puisque tu dois repasser, je les laisse dans la voiture ! Cette marque de confiance renforçait notre amitiĂ©. Vers 18h30, je passais le reprendre pour retourner Ă  Nice. LĂ  encore, la discussion n’en finissait plus entre-nous, d’autant qu’il me posait toutes les questions sans rĂ©ponses qu’il avait du stocker durant ces vingt deux annĂ©es. Le moral Ă©tait d’autant plus excellent que les cantiques, que je m’étais dĂ©cidĂ© Ă  passer, rĂ©jouissaient nos Ăąmes.

A l’approche de Nice, je lui dis que, d’habitude, le mercredi soir, Ă  20h, j’avais une rĂ©union de priĂšres. Je poursuivais en lui disant que je ferais une exception compte tenu des Ă©vĂšnements particuliers qui Ă©taient en train de se passer. Il me rĂ©pondit que cela lui plairait bien de voir Ă  quoi ressemblait l’Eglise dont je lui avais parlĂ©. Nous sommes donc allĂ©s directement Ă  l’Eglise de l’Ariane conduite par le Pasteur Christian KADI

Ce soir lĂ , au lieu d’un enseignement, le Pasteur a apportĂ© un message d’évangĂ©lisation. Ce message parla beaucoup Ă  James.

Pendant que les priĂšres s’élevaient, James semblait trĂšs concentrĂ© sur sa pensĂ©e et, soudain, une parole prophĂ©tique se fit entendre disant : Tu es le fils prodigue, tu as voulu n’en faire qu’à ta tĂȘte et tu t’es embourbĂ© comme un char. Si tu te tournes vers moi maintenant, je prends ta vie en main. Confies-toi en ton Dieu de tout ton cƓur !

J’ai senti, Ă  ce moment lĂ , que James avait pris ce message pour lui, d’autant que nous Ă©tions arrivĂ©s en retard et que la personne qui avait donnĂ© cette pensĂ©e ne le connaissait mĂȘme pas. A la fin de la rĂ©union, je parlais de James au Pasteur Kadi qui lui donna un peu d’argent. Vers neuf heures du soir, je prĂ©sentais James Ă  ma femme qui nous servit un bon repas et nous lui avons prĂ©parĂ© le divan pour la nuit.

Le lendemain matin, vers 7 heures, nous sommes descendus dans mon atelier, sous la maison. LĂ , dans mon bureau, je lui dis : James, nous allons prier le Seigneur ensemble et toi, tu vas demander exactement ce que tu dĂ©sires car Dieu veut t’exaucer. D’autre part, je ne peux pas te garder chez moi et je t’accorde mon temps jusqu’à midi. AprĂšs “midi”, tu devras te dĂ©brouiller sans moi ! Et, avec conviction, je dis : Seigneur, toi qui as dit “j’accompagnerai ma parole par des signes et des miracles”, exauce mon frĂšre James !

Nous sommes alors partis en direction de Nice, sans but ni lieu prĂ©cis. Je me garais tout Ă  fait par hasard rue Pertinax, devant un bar. James me dit qu’il accepterait n’importe quel travail et que le principal pour lui Ă©tait de gagner sa vie. Pendant que nous prenions un cafĂ©, j’ouvris la page de mon journal sur les offres d’emplois, pensant qu’avec mes relations dans Nice et la volontĂ© de Dieu je lui trouverais un employeur rapidement. Mais lĂ  ! Curieusement, pas une place ! Pas une offre ! Je tournais et retournais nerveusement les pages pensant que la rubrique Ă©tait ailleurs, mais assurĂ©ment, non !

Encore une fois, il y eut un combat dans mon esprit, une petite voix sadique qui me criait : PrĂ©tentieux ! Tu as l’air malin maintenant. Qu’est-ce que tu vas dire Ă  ton petit protĂ©gĂ© ? 
 DĂ©solĂ© pour toi ! Au revoir ! Bonne chance ! Elle avait raison sur un point, cette pensĂ©e, j’avais Ă©tĂ© bien prĂ©tentieux de croire en mes capacitĂ©s et d’avoir prĂ©tendu qu’à “midi” James serait exaucĂ© ! Je demandais humblement pardon Ă  Dieu de l’avoir ainsi tentĂ© Ă  cause de mon zĂšle.

Neuf heures du matin, deux cafĂ©s et
 beaucoup de questions plus tard, je ramassais une grosse tape amicale sur l’épaule. C’était l’un de mes clients dĂ©mĂ©nageurs qui venait livrer des meubles Ă  la salle des ventes, Ă  cinquante mĂštres de nous, rue Pertinax ! Le nom de cette Entreprise Ă©tait “Le Dauphinois”. Le Patron s’assit prĂšs de nous et commença Ă  marmonner trĂšs “familiĂšrement” des reproches Ă  l’encontre de l’un de ses employĂ©s qui, paraĂźt-il, Ă©tait en retard tous les jours et, qui plus est, en Ă©tat d’ivresse permanent. Je saisissais alors l’opportunitĂ© de lui prĂ©senter James comme demandeur d’emploi. Le patron lui demanda s’il se sentait d’assumer un travail de dĂ©mĂ©nageur et James rĂ©pondit : Mais, je suis dĂ©mĂ©nageur ! Et il produisit un certificat attestant ses dires.

Pendant qu’ils se serraient la main et discutaient les horaires, je crus un instant que j’étais dĂ©jĂ  au paradis tant la surprise de cette rĂ©ponse m’avait saisie. Pourtant, ma joie s’effaça bien vite lorsque j’eus la pensĂ©e d’un autre problĂšme. Je dis au nouveau patron de James : Oui, mais il y Ă  un problĂšme, c’est que James n’à pas de domicile ! Il me rĂ©pondit sĂšchement : Ca tombe bien, j’ai le studio que je prĂȘte Ă  cet ivrogne et je vais le virer sur-le-champ ! Suivez-moi ! Et, le croiriez-vous ? Cinquante mĂštres plus loin, sur le mĂȘme trottoir, toujours rue Pertinax, nous sommes entrĂ©s sous un porche et lĂ , nous avons traversĂ© une cour. LĂ , oui lĂ , un Ă©tage plus haut, une porte entrouverte, les clĂ©s Ă  l’intĂ©rieur et
 personne dans l’appartement ! L’employĂ© dĂ©mĂ©nageur Ă©tait bel et bien parti.

Le propriĂ©taire, ouvrant les fenĂȘtres, dit Ă  James : On tĂąchera de te trouver un lit et une table sinon, tu as dĂ©jĂ  le minimum pour la cuisine et une douche-wc. Pour le loyer, c’est un avantage en nature qui sera portĂ© sur ta feuille de paie !

Il remit les clés à James et lui donna rendez-vous pour débuter son travail le lendemain à 7heures pour aller à Marseille et ramener des meubles sur Nice.

AprĂšs avoir passĂ© un coup de balai et rangĂ©es les bouteilles vides laissĂ©es par le prĂ©cĂ©dent locataire indĂ©licat, nous refermions l’appartement Ă  clĂ©s et je dĂ©cidais de chercher un sac de couchage ou des couvertures pour James. A peine Ă©tions nous arrivĂ©s Ă  la voiture que je ramassais encore une tape amicale sur l’épaule. Cette fois, c’était une vieille connaissance dont la femme tenait un magasin de vĂȘtements appelĂ© “MarlĂšne Boutique”. Devinez oĂč Ă©tait ce magasin ? Bien entendu, vous avez devinĂ© ! Dans cette mĂȘme rue Pertinax. Il me dit que c’était la pĂ©riode des soldes et que, comme chaque annĂ©e, je devais dĂ©corer sa vitrine. C’était donc le moment opportun pour y passer.

Nous nous sommes donc rendus chez MarlĂšne et je lui prĂ©sentais James qui lui raconta son histoire. Elle le prit aussitĂŽt en affection et me dit : Pendant que tu prends les mesures sur mes vitrines, je vais habiller ton petit protĂ©gĂ© ! Elle lui trouva un beau Jeans, un pull, une veste, une chemise, et tout cela gratuitement, comme un remerciement Ă  la belle histoire qui lui avait Ă©tĂ© racontĂ©e. Enfin, je remis Ă  James l’argent de l’acompte qu’elle m’avait versĂ© pour mon travail de dĂ©co.

Nous avons pris ensuite la direction de La TrinitĂ© pour retourner Ă  mon domicile quand, passant devant le magasin de meubles Molinello, je me souvins tout Ă  coup que derriĂšre ce magasin Ă©taient entassĂ©s les meubles dont les clients se dĂ©barrassaient pour remplacer par des neufs. Avec l’accord du GĂ©rant, nous avons chargĂ© dans le break : Un cosy lit d’une place, un sommier, un matelas, un fauteuil, une petite table, une chaise et, de lĂ , nous sommes passĂ©s chez moi pour prendre une paire de draps et deux couvertures.

Vers onze heures, nous retournions sur les lieux de son nouveau domicile pour y emmĂ©nager les quelques meubles que nous avions rĂ©cupĂ©rĂ©s. AprĂšs avoir rangĂ© tous les meubles et fait le lit, James tira du fond de son sac quelques livres et son prĂ©cieux carnet qu’il disposa le long de l’étagĂšre du cosy. Nous avons regardĂ© ce carnet dans lequel s’inscrivait son cri Ă  l’attention de Dieu et, Ă  ce moment lĂ , nous avons entendu sonner les cloches de l’Eglise Notre Dame, tout prĂšs de notre rue
 Il Ă©tait MIDI !

http://www.Dieutecherche.net paulanton@wanadoo.fr

GEORGES PAUL ANTON Comment Dieu nous utilise par ses dons pour sauver un suicidaire
 – ( bĂ©nĂ©dictions – ) modifiĂ© le 17-07-2005

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