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témoignage de Christian KADI

« Je n’ai pas eu le privilège d’être élevé dans un foyer normal, puisque ma mère était une femme de mauvaise vie, et je n’ai pas connu mon père. Plus tard, ma mère s’est mariée à un homme alcoolique ; elle aussi l’était. Cet homme me détestait parce que je n’étais pas son fils : il manifestait sa haine envers moi en me frappant sauvagement. Un jour, j’avais cinq ans, il m’attacha avec des lanières de cuir à une poutre et me frappa violemment avec une cravache. Une autre fois, il prit un balai, m’en asséna des coups sur la tête jusqu’à me faire perdre connaissance, le cuir chevelu coupé, et tout ensanglanté. Un soir où je rentrais de l’école, il m’attendait avec un énorme couteau planté sur la table et une corde. Il me dit : “Ce soir, je vais te couper la tête”. Dans ce foyer lié par Satan, mes oreilles ont entendu ce que les oreilles d’un enfant ne devraient pas entendre, et mes yeux ont vu des choses impures, souillées, ce que les yeux d’un enfant ne devraient jamais voir. Mon corps était constamment couvert de bleus, de contusions diverses, parce qu’il me frappait jusqu’à ce que le sang coule. Ma nourriture, il fallait que je la trouve ; je la cherchais dans les poubelles et les tas d’ordures. J’étais livré à moi-même. Les voisins se sont aperçus du manège et ont déposé une plainte auprès des services compétents de l’enfance. Bien vite, les services sociaux furent sur les lieux, ainsi que la police. En l’espace de quelques jours je fus retiré et placé à l’Assistance Publique. Je fus mis dans un orphelinat avec d’autres enfants qui étaient comme moi ou sans parents. Les services sociaux me placèrent alors chez une nourrice. Cette femme était gentille, elle me nourrissait bien, s’occupait bien de moi, mais ce qui me manquait, c’était de connaître l’ambiance d’un foyer et particulièrement l’amour maternel que rien ne peut remplacer. Le maître d’école me disait souvent : “Tu finiras ta vie en prison… ” Car dans mon cœur il y avait de l’instabilité et de la haine……Je fis plusieurs années de prison et, à l’âge de 18 ans j’avais neuf condamnations sur le dos. Le juge me disait : “Vous ne vous en sortirez jamais”… Après cela je fis des crises d’épilepsie très graves. Je tombais plusieurs fois par jour dans des comas de plusieurs heures, j’étais très près de la mort.

Je consultais des professeurs de Paris : ils me donnaient un traitement (Gardénal, Valium, etc.) sans aucun résultat. Avec l’alcool que je buvais je devenais un malade mental par moment, et je fus mis à l’hôpital psychiatrique. Mais lorsque j’en sortais, j’étais toujours dans le même état. Un jour je fis une crise dans la rue. Quand je revins à moi, il y avait à mes côtés un homme qui se mit à me parler de guérison miraculeuse par la foi en Jésus-Christ. Mes pensées étaient autres et mes idées étaient “Ni Dieu, ni maître”. Cet homme avait de la persévérance : il revint, me donna une Bible, et m’invita à des réunions où l’on prêche l’Evangile.… Après beaucoup d’hésitations, je me décidai d’aller à une réunion évangélique où j’arrivai à la fin. Le pasteur pria pour moi en m’imposant les mains selon l’ordre de Jésus (Marc 16.18), et il ne se passa rien. Je revins la fois suivante, et dans la prédication, le serviteur de Dieu, sans connaître rien de ma vie, me la dévoila. Ce qui me frappait dans cet homme, c’était que quand je lui parlais avec un vocabulaire ordurier, il me répondait avec amour. Dieu commença à travailler mon cœur. Je compris que j’étais un pécheur misérable et je fis cette prière : “Seigneur, cet homme a dit que tu étais vivant, révèle-toi à moi”. Et II le fit. Il se passa quelque chose d’inexplicable. Je fus rempli de joie, de paix, et je me mis à pleurer, chose que je n’avais pas l’habitude de faire. À partir de ce moment, tout changea. Ma vie fut transformée, mon cœur malade fut guéri, mon foyer connut le bonheur et l’équilibre. La violence, la haine sortirent de mon cœur et je recommençai une vie nouvelle. Cela fait maintenant plusieurs années que j’ai reçu le message d’amour de l’Evangile qui a bouleversé ma vie. Chaque jour le Christ Vivant me donne la joie de son salut et de cette espérance d’être un jour avec Lui pour l’Eternité. Il est vraiment un Sauveur parfait et merveilleux. Et maintenant, ayant été retiré de la misère et de la boue, j’apporte aux hommes cette Bonne Nouvelle d’un Dieu vivant et agissant, parce que je sais qu’elle est la Seule Solution à leurs problèmes ».

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