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« Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité. » Deut. 30 :20 – Dénis Morissette

⚠⚠Qu’allez-vous choisir !

7 mai 2012

Par Denis Morissette

Que nous le voulions ou pas et que nous en soyons conscients ou pas, la vie est une succession de choix. Ces choix déterminent en grande partie la qualité de notre vie. Ces choix sont importants dans la mesure où nous sommes conscients de leur portée.

Se marier, avoir un enfant, entreprendre une carrière dans un domaine particulier, voici des exemples de multiples choix qui jalonnent notre vie. Bien sûr, tous les choix ne sont pas aussi déterminants. Les choix de nos vêtements et de notre alimentation, par exemple, semblent avoir une portée différente qu’il n’est pas toujours facile de mesurer à court terme. Cependant comprendre leur présence et leur importance permet de bien assumer notre vie.

Beaucoup de gens se sentent constamment victimes des circonstances. Ils croient que s’ils étaient nés à une autre époque, dans une autre contrée, avec d’autres parents, leur vie ne serait pas la même. Bien sûr, elle aurait été différente. Meilleure? Personne ne pourra le prouver et cela demeure hypothétique et imaginaire. La réalité, vous en conviendrez, est que nous ne pouvons pas choisir notre famille, le lieu de notre naissance, notre race et encore moins la couleur de notre peau. En fait, un enfant ne peut pas choisir. Nous pourrions dire qu’en général, il ne pense même pas à choisir. Avant qu’il ne puisse envisager une autre condition que celle qu’il vit, il devra être suffisamment mature pour pouvoir comparer sa situation à celle d’autrui. Et même dans ce contexte, ce n’est pas parce qu’il est capable de saisir les différences entre sa condition et celle des autres qu’il sera en mesure d’y changer quoi que ce soit.

En réalité, ce sont les adultes qui font ce genre de raisonnement. Généralement, ce ne sont pas les enfants qui se perçoivent comme victimes (bien que souvent ils le soient), ce sont les adultes. Le paradoxe vient du fait que ceux qui sont en position de modifier leur condition s’imaginent que rien ne peut changer parce que tout a mal commencé. Ceux qui pensent de la sorte pensent en terme de « victime » et ne tentent que rarement, sauf s’ils en deviennent conscients, de changer quoi que ce soit à leur condition. En atteignant un certain niveau de maturité, on est capable de choisir et d’assumer ses choix. Nous ne pouvons pas choisir comment débuter notre vie, mais, à partir de maintenant, nous pouvons très bien choisir comment vivre. Ce n’est pas facile et ça requiert un grand courage. Par contre, pour ceux qui ne comprennent pas cette équation, la vie risque d’être désespérante et l’espoir de voir les choses changer peut être anéanti. Ils ne sont pas victimes des circonstances, mais de leur propre perception de la vie. Ils pensent être incapables de faire des choix judicieux. Ils sont résignés et ont capitulé face à eux-mêmes et à la vie.

En décrivant de la sorte ces réactions, mon but n’est pas de juger ou de disqualifier qui que ce soit. J’essaie simplement d’exposer les différences profondes qui animent certaines personnes dans leur for intérieur. Rappelez-vous que nous ne pouvons pas ne pas choisir. Certains s’abstiennent de bouger ou de prendre des décisions par peur de faire des erreurs. Mais, ils ne réalisent pas que l’abstention, en elle-même, est aussi un choix. N’oublions pas que la vie est une succession de choix. Bien plus, notre condition actuelle procède en grande partie de la somme des choix que nous avons faits jusqu’à ce jour. Alors, à vous de choisir !

« Un homme est fait de choix et de circonstances. Personne n’a de pouvoir sur les circonstances, mais chacun en a sur ses choix. » Éric-Emmanuel Schmitt

LE PRODUIT DU MOIS

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